Le fardeau de la preuve
La question devient donc : « Qui croire ? »
Est-ce que toutes les informations
données par Van Cortlandt étaient exactes ?
A-t-il bien estimé la distance entre le site et les chutes ?
Qui a écrit l'article de 1843 sinon Van Cortlandt ?
Est-ce que cette personne a fidèlement rendu compte
des détails qui lui étaient fournis ?
Est-ce que la personne a faussement présumé
de l'emplacement du site ?
En dernière analyse, nous n'avons guère d'autre choix que de
placer notre entière confiance dans les écrits de
Van Cortlandt. Après tout, c'est lui qui a fouillé et
gardé cette collection unique de restes squelettiques (qui sont
depuis longtemps disparus). Sa description des
événements, publiée 10 ans après les faits,
doit être acceptée comme une description fidèle des
circonstances de cette découverte et de la nature des objets
trouvés. Il est fort probable que, lors de la rédaction
de l'article de 1853, il possédait toujours la collection
et était donc en mesure de bien la décrire.
Quoiqu'il soit possible que l'éclat de certains détails
entourant la fouille ait diminué avec le temps, il est difficile
d'imaginer qu'il aurait pu ajouter des éléments >pertinents
à la collection tels l'ocre rouge, qui n'a pas
été mentionné en 1843, des crânes en
parfait état quand jadis un de ceux-ci était
fracturé, ou encore un individu enterré à
l'écart de la fausse commune avec une pierre de quatre livres
sur sa poitrine, que l'on croyait être une armure
quelconque ! En dépit de tout cela, il reste qu'il y a des
points en commun entre les deux articles qui suggèrent que
l'auteur de l'article de 1843 avait accès à des
informations de bonnes sources, mais qu'il a commis des erreurs en
présentant les détails. Il est fort probable que
l'auteur anonyme de 1843
a. -
ait reçu ses renseignements de Van Cortlandt, mais
qu'il n'ait publié qu'une sélection de données,
b.
- ait reçu des informations inexactes pour des raisons inconnues (tel
le besoin de satisfaire les attentes du périodique) ou
c.
- n'ait pas correctement compris les informations que
lui a données Van Cortlandt.
Peut-on alors douter de l'exactitude de l'emplacement précisé dans
l'article de 1843 ? Autrement dit, peut-on l'accepter en toute confiance ?
Peut-on utiliser ces renseignements pour remettre
en question les assertions de T.W.E. Sowter concernant
l'emplacement de l'Ossuaire d'Ottawa ?
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